Notre Pinocchio

 

Un projet théâtre/danse/musique co-construit entre l’IME François Huon de Quimperlé, le Collège
Jules Ferry de Quimperlé, Le théâtre Le Strapontin, le pôle culture et patrimoine de la Ville de

Quimperlé et la compagnie Arti-zanat

 

Répétition générale : lundi 27 mai 2024 à 14h15 à l’Espace Benoîte Groult, Quimperlé
Restitution publique : vendredi 31 mai 2024 à 18h au Théâtre Le Strapontin, Pont-Scorff
 

 

En partant de la figure de Pinocchio, nous souhaitons raconter l’histoire d’un être à un moment de la

vie où tout bouge en soi et autour de soi et que nous situons aux alentours de l’adolescence. Il ne
s’agit pas de raconter l’histoire d’un enfant-pantin qui soit obligé de changer, de gommer sa
différence et de se fondre dans un moule pour être accepté par le monde qui l’entoure. Notre
propos sera plutôt de questionner ce moment particulier de l’existence, sous le prisme de la tension
entre la singularité de chacun et l’envie d’appartenir à une communauté.


Le point de départ sera le groupe, le collectif, au travers duquel il s’agira d’interroger la notion de
différence et la peur de l’exclusion qu’elle induit. Dans le processus de création, chacun sera invité à
explorer la figure de Pinocchio à un moment donné et à rencontrer l’autre dans son altérité.
Notre Pinocchio est donc un être qui va tenter d’affirmer sa singularité, sa différence en dépit des
standards majoritaires, des injonctions extérieures, tenter de naître en tant que personne.

 

A un âge où le corps et le mental se transforment, où la frontière entre l’enfance et l’adolescence
sont encore très perméables, il semble intéressant et important de venir questionner les notions de
« norme », de la « différence » (qui est différent ? les jeunes de l’IME ? les jeunes qui sont exclus du
groupe ?) et plus globalement de l’image de soi et de l’appartenance à un groupe (qui sont les
Pinocchios finalement ?). 

 


« Et moi je crois que nous n’atteindrons pas une connaissance du monde tant que nous n’aurons pas
un imaginaire des différences du monde. Malheureusement aujourd’hui, on pense que la différence
est un manque, une infirmité, une illusion. Alors que je pense que la différence est le tissu même du
vivant et le tissu même de la toile des cultures du monde. Ce n’est pas l’identique qui est le tissu du
vivant. Identique à identique donne identique. Différent à différent donne autre chose, donne une
nouveauté, donne un inédit.» Edouard Glissant, in « L’entretien du monde »

 

Il s’agira dans ce projet de créer de créer un récit à trois mediums : théâtre, danse et musique et de
créer à travers ce mélange un langage commun.
Chacune de ces disciplines aura sa fonction dramaturgique, en restant au service les unes des autres.

 

Projet soutenu par la DRAC Bretagne, dans le cadre du dispositif  "Culture et santé"

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